Monique Antoine Timsit, 1933 – 2015

monique-antoine-timsit-Monique Antoine Timsit est une avocate et militante féministe membre du Mouvement de libération des femmes . En 1972, elle a fait partie du collectif d’avocat-e-s défendant Marie-Claire C. lors du procès de Bobigny. Puis en 1973, elle a cofondé le Mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception avec Simone Iff et Jeannette Laot, et l’a présidé jusqu’en 1975. Elle est décédée au mois de mars de cette année, à l’âge de 82 ans.

 

 

Florence Arthaud, 1957 – 2015

florence-arthaud“La petite fiancée de l’Atlantique” est la première femme française à avoir tenté la route du rhum (course en solitaire) en 1978, et la première à l’avoir remportée en 1990. Lors de cette même année, elle a également battu le record de la traversée de l’Atlantique Nord, en 9 jours et 21 heures. Coéquipière de Bruno Peyron, ils gagnèrent ensemble la transpacifique en 1997. Elle est décédée en mars 2015 dans un accident d’hélicoptère.

 

Lucie Aubrac, 1912 – 2007

Lucie Aubrac était professeure de lettres françaises. Elle devient résistante à partir de 1941 et fait plusieurs fois évader son mari, prisonnier, ainsi que de nombreux-ses autres résistant-e-s. Avec son mari, elle rejoint Londres en 1944. À la libération elle continue ses engagements pour le communisme, le féminisme et le pacifisme.

 

Hubertine Auclert, 1848 – 1914

Hubertine Auclert est une militante féministe française, engagée en faveur du droit de vote des femmes. En 1908, elle brise symboliquement une urne à Paris lors des élections municipales et, en 1910, elle défie les autorités, de concert avec Marguerite Durand, en se présentant comme candidate aux élections législatives. Considérée comme une figure centrale dans l’histoire du mouvement des droits des Françaises, Hubertine Auclert a poursuivi son activisme jusqu’à sa mort.

 

Joséphine Baker, 1906 – 1975

Joséphine Baker est une chanteuse, danseuse, actrice et meneuse de revue. D’origine métissée afro-américaine et amérindienne des Appalaches, elle est souvent considérée comme la première star noire. Elle prend la nationalité française en 1937 et, pendant la Seconde Guerre mondiale, joue un rôle important dans la résistance à l’occupant. Elle utilisera ensuite sa grande popularité dans la lutte contre le racisme, et pour l’émancipation des Noirs, en particulier en soutenant le Mouvement des droits civiques de Martin Luther King.

 

Lucie Baud, 1870 – 1913

Lucie Baud est une ouvrière dans le textile. En 1902, elle fonde un syndicat dans son usine et joue un rôle important dans les mouvements sociaux visant à défendre les droits des travailleuses. Elle compte parmi les principales animatrices de la «Grève de Vizille», en 1905 : cette grève des tisseuses de soie dura 104 jours, les ouvrières s’opposaient notamment aux cadences de travail de douze heures par jour qui leur étaient imposées.

 

Ingrid Berghmans, 1961

Ingrid Berghmans est la judoka la plus titrée au monde (hommes et femmes confondus) et est considérée comme la plus grande sportive belge : six fois championne du monde et neuf fois d’Europe. Elle remporta également la médaille d’or aux Jeux olympiques de Séoul en 1988.

 

Annie Besant, 1847-1893

Annie Besant est un femme politique anglaise, enseignante, syndicaliste, et féministe. En 1893 elle part s’installer en Inde, où elle s’engage pour l’auto-détermination, puis l’indépendance du pays, par des articles, des discours et des activités éducatrices. Elle mécontenta le pouvoir britannique qui l’assigna à résidence en 1917 mais dut la relâcher rapidement sous la pression de l’opinion publique indienne. La même année elle fut élue présidente du Parti du Congrès (principal parti en Inde).

 

Laskarina Bouboulina, 1771-1825

Laskarina Bouboulina est une héroïne de la guerre d’indépendance grecque de 1821. Née en prison, Laskarina Bouboulina connu un destin tout aussi hors du commun que sa naissance. Armatrice fortunée, elle investit toute sa fortune dans la révolte grecque. Le 13 mars 1821, douze jours avant le début officiel de la guerre d’indépendance, elle hisse le premier drapeau révolutionnaire sur son mât. Elle conduit elle-même les bateaux qu’elle a fait construire (dont l’Agamemnon remarquablement long) contre Nauplie. Considérée comme l’égale des autres généraux, elle prend part aux combats à Monemvasia, Pylos et assiste à la chute de Tripolis, le 11 septembre 1821. Laskarina Bouboulina est tuée le 22 mai 1825, lors d’une vendetta familiale. Sur l’île de Spetses, sa demeure a été transformée en un musée qui lui est consacré.

Hélène Boucher, 1908 – 1934
Hélène Boucher est une aviatrice française et une féministe engagée notamment pour le droit de vote des femmes. Elle obtient son brevet de pilote en 1932 et rapidement les records s’enchainent. Première femme à franchir la ligne d’arrivée des 12 heures d’Angers en juillet 1933, elle bat le 2 août 1933 le record du monde d’altitude féminin pour avion léger deuxième catégorie. Elle devient alors acrobate aérienne, arrive deuxième aux 12 heures d’Angers en 1934, bat le record du monde des 1000km pour avion léger, établit le nouveau record international de vitesse toute catégorie sur 100 km à 412 km/h et le record des 1 000 km à la moyenne de 409 km/h le 8 Aout 1934. Trois jours plus tard c’est le record du monde féminin qu’elle bat, en montant à 445km/h. En parallèle elle s’engage dans le combat féministe avec les aviatrices Maryse Bastié et Adrienne Bolland et devient militante pour le vote des Françaises au côté de Louise Weiss. Elle se tue trois mois plus tard au cours d’un vol d’entraînement.

Madeleine Brès, 1842 – 1921
Madeleine Brès est la première Française à obtenir le diplôme de docteur en médecine. Elle obtient son baccalauréat de lettres et de sciences à 26 ans et demande à s’inscrire en médecine. Sa demande va passer du doyen au ministre de l’Instruction publique puis en conseil des ministres avant que l’Impératrice Eugénie ne le lui accorde, sous réserve de l’autorisation de son mari. Madeleine Brès, mariée à 15 ans, mère de trois enfants, accède donc à la médecine avec l’accord de son mari. Elle se dirige en pédiatrie et devient spécialiste de l’hygiène des enfants. Elle a ouvert la voie de la médecine pour les femmes.

Marie-Madeleine Bridou, 1909 – 1989
Marie-Madeleine Bridou, devenue Marie Madeleine Fourcade par le mariage (1909 – 1989), est l’une des seules femmes à avoir été à la tête d’un réseau de résistance en France, une des rares avec la Belge Andrée De Jongh. En 1941, Marie-Madeleine Bridou prend la tête du réseau dont le commandant Léon Faye est le chef militaire. Elle organise le départ en sous-marin depuis Le Lavandou du général Giraud, qui doit accueillir le débarquement allié à Alger. Arrêtée le 10 novembre 1942, elle s’évade et rejoint Londres d’où elle dirige, sous le pseudonyme « Hérisson » jusqu’à la capitulation allemande, le réseau qui finit par se rattacher au BCRA gaulliste. Elle revient en France en 1943 et est capturée en juillet 1944 avant de s’évader à nouveau. En 1945, elle crée et prend la présidence de l’Association Amicale Alliance. Elle se charge alors de l’homologation de ses 3 000 agents, survivants ou disparus, ainsi que des œuvres sociales et de la publication du Mémorial de l’Alliance. Elle préside le Comité d’action de la Résistance à partir de décembre 1962 ainsi que le jury d’honneur de Maurice Papon en 1981. Commandeur de la Légion d’honneur, vice-présidente de l’Union Internationale de la Résistance et de la Déportation et de l’Association nationale des médaillés de la Résistance, membre de la LICRA, Marie-Madeleine Fourcade est représentante à l’assemblée des Communautés européennes (1981-1982) et préside en 1982 la Défense des intérêts de la France en Europe. Ses derniers combats furent pour le règlement de la crise libanaise et le procès Klaus Barbie à Lyon. Elle est titulaire de la médaille de la Résistance (avec rosette).

Marie Joséphine Olinde Carpantier, 1815 – 1878
Marie Joséphine Olinde Carpantier, plus connue sous le nom de Marie Pape-Carpantier, est une pédagogue et féministe française. Militant pour l’éducation des filles et les droits des femmes, elle est la pionnière de l’enseignement pré-élémentaire en France, souhaitant que l’école ne soit plus une garderie pour les enfants, mais un lieu de pédagogie nouvelle basée sur une instruction ludique. Elle développe sa méthode pédagogique au travers de nombreux ouvrages et articles. Elle est révoquée en 1874 – à 59 ans – pour libre pensée, puis réhabilitée quelques mois plus tard. Elle est à l’origine de l’emploi de matériel pédagogique adapté aux jeunes enfants dont un boulier-numérateur. Elle est la première femme à avoir pris la parole à la Sorbonne. Elle est considérée comme un précurseur au même titre que Pauline Kergomard, Maria Montessori, Decroly ou Freinet.

Yvette Chassagne, 1922 – 2007
Yvette Chassagne est une haute fonctionnaire française. Elle a été la première femme Préfet en France. Pendant la Seconde Guerre mondiale elle est rédactrice auxiliaire à la préfecture de Bordeaux, entre 1943 et 1944, et est recrutée dans un réseau de la Résistance par Daniel Mayer. À ce titre, en 1998, elle témoignera au procès de Maurice Papon. En 1947, Yvette Chassagne est une des trois premières femmes reçues à l’ENA. Elle sort administrateur civil au ministère des Armées. Puis elle rejoint la direction des assurances
au ministère des finances, où elle devient spécialiste de la coopération technique avec les jeunes États francophones d’Afrique noire. Elle est successivement la première femme “sous-directeur” au ministère des Finances, puis la première femme “conseiller maître” à la Cour des comptes. Membre du Parti socialiste, elle est nommée en juillet 1981 première femme Préfet en France par le ministre de l’Intérieur Gaston Defferre, après l’arrivée à l’Élysée de François Mitterrand. Toujours adhérente socialiste, elle est à son décès à 85 ans en 2007 conseillère municipale de la liste de l’opposition PS, PCF et Verts à Narbonne.

Emilie du Chatelet, 1706 – 1749
Gabrielle Émilie Le Tonnelier de Breteuil, marquise du Châtelet, communément appelée Émilie du Châtelet, est une mathématicienne et physicienne française. Exceptionnellement douée pour la géométrie, les mathématiques et la physique, elle était aussi talentueuse en allemande, anglais, latin, grec, danse, musique et opéra. Elle est notable pour la traduction en français des Principia Mathematica de Newton qui fait encore autorité aujourd’hui. Elle est considérée comme une des premières femmes scientifiques.

Jeanne Chauvin, 1862 – 1926
Fille de notaire, orpheline à 16 ans, brillante élève, elle réussit deux baccalauréats – Lettres et Sciences,- deux licences – Droit et Philosophie – et est reçue docteure en Droit. Elle est la première Française à soutenir son doctorat en Droit en 1892, qu’elle consacre à l’Étude historique des professions accessibles aux femmes et où elle affirme que c’est notamment sous l’influence de la Bible et du catholicisme qu’a été introduite et consolidée l’inégalité juridique entre les hommes et les femmes. En 1897, pourvue de tous les diplômes requis, elle se présente à la cour d’appel de Paris pour prêter le serment d’avocat. Elle essuie un refus au motif que la loi n’autorise pas les femmes à exercer la profession d’avocat. Elle devra attendre trois ans, à la suite de pressions féministes, pour que soit votée la loi permettant aux femmes d’accéder pleinement au barreau avec accès à la plaidoirie. C’est ainsi qu’elle peut prêter serment comme avocate en 1900 et être la première femme à plaider en 1907.

Emma Chenu
Emma Chenu est la première femme française licenciée en mathématiques et la deuxième bachelière. En 1867, elle est la première femme à s’inscrire à la faculté des sciences de Paris.

Anita Conti, 1899 – 1997
Anita Conti est la première femme océanographe française. Alors qu’il n’existait que des cartes de navigation, elle a réalisé les premières cartes de pêche, alors que n’existait auparavant que des cartes de navigation. Dans les années 1960, elle se fait également pionnière de l’aquaculture. En avance sur son époque, elle manifeste un intérêt pour la protection de l’écosystème de l’océan, annonce que la mer n’est pas une ressource inépuisable et affirme la nécessité de rationnaliser la pêche.

Marie Curie, 1867 – 1934
Maria Sklodowska, devenue Marie Curie, est polonaise. Elle étudia à la faculté des sciences de Paris et fut reçu première à la licence de physique en 1893 et première à l’agrégation de physique en 1896. Avec son mari Pierre Curie elle entreprit les premières recherches sur la radioactivité et découvrit les atomes de polonium et de radium. Elle fut la première femme (et unique à ce jour) à recevoir deux prix Nobel (physique en 1903, chimie en 1911) et aussi la première à devenir professeur à la Sorbonne en 1906.
Elle fonda à Paris en 1914 l’Institut du radium (qui aujourd’hui portent son nom) afin d’y soigner les cancers et mis au point une installation de radiologie mobile pour les blessés par obus de la première guerre mondiale. Mais, ses recherches l’ayant fréquemment exposée à des radiations, elle mourut d’une leucémie.

Alexandra David-Neel, 1868 – 1969
Louise Eugénie Alexandrine Marie David, plus connue sous le nom d’Alexandra David-Néel est une orientaliste, journaliste, écrivaine et exploratrice. Elle fut, en 1924, la première femme d’origine européenne à séjourner à Lhassa au Tibet. Le récit de son exploit fera l’objet d’un livre, Voyage d’une Parisienne à Lhassa, qui est publié à Paris, Londres et New York, en 1927.

Simone De Beauvoir, 1908 – 1986
Ecrivaine, essayiste, philosophe et enseignante née et morte à Paris. Elle développe très jeune des capacités intellectuelles remarquables. Aujourd’hui elle est très souvent associée à Jean-Paul Sartre. Ils ont écrit sur les mêmes thèmes mais leurs œuvres sont complètement différentes. Sa pensée est propre, comme l’illustre Le Deuxième Sexe (1949), texte fondateur de la pensée féministe, très avant-gardiste sur les questions de genre, de soumission de la femme et d’avortement.
Voir sur les Invisibilisées

Nikki De Saint-Phalle, 1930 – 2002
Niki de Saint Phalle est une artiste francaise. Elle fait partie en 1961 du groupe artistique des nouveaux réalistes. Ses oeuvres les plus célèbres sont les “Nanas”, de gigantesques sculptures très plantureuses, danssantes et colorées, parfois utilisées en fontaines. Elle crée aussi des décors et des costumes pour des spectacles (ballet, théatre), du mobilier et des grandes sculptures de jeux pour les enfants. De 1978 à 1990, avec son mari l’artiste Jean Tinguely, elle réalise en Toscane un jardin de 22 sculptures monumentales (des femmes-maisons, certaines étant habitables), utilisant divers matériaux bruts avec des décors de cailloux, céramiques, miroirs et mosaiques, etc.

Jeanne Deroin, 1805-1894

Jeanne Deroin est une féministe et socialiste française. Ouvrière lingère autodidacte, elle obtient le brevet d’institutrice et rédige dès 1831 un plaidoyer contre « l’assujettissement de la femme ». En 1848, elle devient l’un des porte-voix de la revendication féministe : en juin 1848, elle fonde avec Désirée Gay La Politique des Femmes, « journal publié pour les intérêts des femmes et par une société d’ouvrières », et dont, sur décision administrative, elles doivent changer le titre : il devient L’Opinion des Femmes, « publication de la société d’éducation mutuelle des femmes ». Lors de la Révolution de 1848, elle se fait connaitre progressivement jusqu’à son action d’éclat de 1849 : elle se présente comme candidate aux élections législatives du 13 mai. Après le coup d’État du 2 décembre 1851, Jeanne Deroin doit s’exiler en Angleterre où elle meurt dans la pauvreté en 1894.

Catherine Destivelle, 1960
Catherine Destivelle, française elle fait partie des meilleures grimpeuse mondiales et a vaincu plusieurs grands sommets mythique lors de courses en solitaire, dont la face Nord de l’Eiger (Alpes Suisse) en 1992. Elle est la seule femme à avoir réussi cet exploit ainsi que la seule femme à avoir vaincu les Grandes Jorasse et le Cervin en solitaire. Elle est une des grandes références en alpinisme.

Angela Davis, 1944

Angela Yvonne Davis est une militante des droits civiques, professeure de philosophie et militante politique de nationalité américaine. Membre des Black Panthers, elle fut poursuivie par la justice à la suite de la tentative d’évasion de trois prisonniers, qui se solda par la mort d’un juge californien en août 1970. Emprisonnée vingt-deux mois à New York puis en Californie, elle fut finalement acquittée. Elle poursuivit une carrière universitaire qui la mena au poste de directrice du département d’études féministes de l’université de Californie.

Assia Djebar, 1936-2015
Assia Djebar (arabe : آسيا جبار), de son vrai nom Fatima Zohra Imalayène est née à Cherchell (Algérie) le 30 juin 1936, et morte à Paris le 6 février 2015. Elle est une historienne de renom et une femme de lettres algérienne d’expression française.Autrice de nombreux romans, nouvelles, poésies et essais, elle a aussi écrit pour le théâtre et réalisé plusieurs films. Assia Djebar est considérée comme l’une des écrivaines les plus célèbres et influentes du Maghreb. Elle est élue à l’Académie française en 2005, devenant ainsi la première autrice nord-africaine à y être reçue.

Marguerite Durand,1864 – 1936

Marguerite Durand est une journaliste et féministe française. Elle fonde en 1897 le journal La Fronde. De la direction à la rédaction en passant par la typographie, c’est un journal exclusivement élaboré par des femmes. Les articles parlent non seulement des femmes mais aussi de tout sujet lié à l’actualité : politique, littérature, sport, finance, etc. Pour couvrir certains événements, les journalistes doivent parfois d’ailleurs obtenir des autorisations spéciales ; en effet, certains lieux tels que L’Assemblée ou la Bourse de Paris sont à cette époque interdits aux femmes.

Emma Goldman, 1869 – 1940
Emma Goldman est une anarchiste russe connue pour son activisme politique, ses écrits et ses discours radicaux libertaires et féministes. Elle a joué un rôle majeur dans le développement de la philosophie anarchiste en Amérique du Nord et en Europe dans la première moitié du XXe siècle. Ses écrits et ses conférences touchent des domaines aussi divers que la prison, l’athéisme, la liberté d’expression, le militantisme, le mariage ou l’homosexualité. Bien qu’elle ne partage pas la revendication de la première vague du féminisme en faveur du droit de vote des femmes, elle développe une nouvelle réflexion intégrant davantage les femmes et la sexualité dans la philosophie anarchiste.
Evora Cesaria, 1941-2011
Cesaria Evora est une chanteuse de morna coladeira capverdienne. Surnommée la « Diva aux pieds nus » (Diva dos pés descalços), elle le doit à son habitude à se produire pieds nus sur scène. Cesária Évora était principalement connue par le morna, musique du Cap-Vert. Elle a eu une carrière d’enregistrement et de représentations de 54 années, de 1957 à 2011. Au cours de sa carrière, elle chante majoritairement dans sa langue maternelle, en créole capverdien, mais aussi en français, d’où le titre de son morceau La Diva aux pieds nus. Elle a eu l’occasion de se produire dans les plus grandes salles du monde.

Léonor Fini, 1908 – 1996
Artiste peintre surréaliste d’origine italienne. Refusant très tôt les études auxquelles on la destine, elle commence à peintre à Milan avant de partir pour Paris dans les années 30, où elle intègre les cercles artistiques d’Henri Cartier-Bresson, Max Ernst et Salvador Dali. Elle peint toute sa vie et à sa mort, on dénombre plus d’une quarantaine d’expositions dans le monde consacrées à son oeuvre.

Sophie Germain, 1776 – 1831
Sophie Germain est une mathématicienne et philosophe française. Découvrant les mathématiques à l’âge de 13 ans, elle s’instruit d’abord seule. Elle a donné son nom à un théorème d’arithmétique et a contribué à la théorie de l’élasticité des corps. Elle réussit le concours de l’Académie des Sciences, en dépit des nombreux obstacles auxquels elle dut faire face en tant que femme : elle se procure les cours de l’École polytechnique, à l’époque réservée aux hommes, en empruntant l’identité d’un ancien élève. Toujours sous l’identité d’un homme, elle entretient une correspondance scientifique avec de nombreuses personnalités, dont Carl Friedrich Gauss. Elle est également la première Académicienne à obtenir son titre autrement que par son statut marital.

Marina Ginesta, 1919 – 2014
Marina Ginesta est une militante antifasciste catalane. Originaire de Toulouse, à 11 ans elle déménage avec ses parents à Barcelone et rejoint peu après le parti socialiste de Catalogne. Une photo d’elle à 17 ans illustrant la guerre civile espagnole, a fait le tour du monde.

Maryse Hilsz 1901 – 1946
Maryse Hilsz est une pionnière de l’aviation française et résistante. D’abord parachutiste, elle devient aviatrice dans les années 30 et remporte de nombreux prix et records de vitesse, de distance et d’altitude en avion (dont le record du monde d’altitude féminine sur avion à hélice, 14 310 mètres, une performance jamais égalée depuis par une femme). Elle devient pendant la Seconde Guerre Mondiale la première femme pilote militaire (sous-lieutenant) dans l’armée de l’air.

Dolores Ibárruri, 1895 – 1989
Dolores Ibarruri est une femme politique espagnole, aussi connue sous le nom de “La Pasionaria”. Après avoir participé à la fondation du Parti communiste espagnol en 1920, mené le journal du parti dans les années 30 et travaillé sur la condition des femmes, elle en devient secrétaire générale entre 1942 et 1960. Elle est aussi connue pour son célèbre slogan « ¡No pasarán! » (« Ils ne passeront pas »).

Simone Iff, 1924 – 2014
Militante féministe française, notamment sur l’accès à l’IVG, elle est la Première présidente du Mouvement Français pour le Planning Familial en 1960. Sensibilisée à la question de l’avortement du fait de son expérience personnelle, elle est à l’initiative en en 1971 du manifeste des 343. Elle co-fonde le MLAC (Mouvement pour la Liberté de l’Avortement et de la Contraception) en 1973. En 1981, elle devient conseillère au sein du cabinet d’Yvette Roudy, ministre des droits des femmes de François Mitterrand. Elle milite jusqu’à la fin de sa vie, notamment dans le collectif Contre le Viol.

Elisabeth Jacquet de La Guerre, 1665 – 1729

Elisabeth Jacquet de la Guerre est une compositrice et claveciniste française. Née dans une famille de musiciens, elle reçoit très tôt une éducation musicale qui lui permet de jouer, alors qu’elle n’a que 5 ans, devant le roi Louis XIV. Rare compositrice de son époque, Louis XV fit frapper une monnaie en son honneur après sa mort.

Claude Kogan, 1919 – 1959
Alpiniste française, surnommée “la femme la plus haute du monde”. À l’origine destinée à devenir couturière, elle se découvre une véritable passion pour la montagne lors d’une randonnée. Si elle suit d’abord son mari (lui aussi alpiniste) dans ses expéditions, elle continuera d’autant plus ses ascensions après sa mort. Elle meurt dans l’Himalaya lors d’une expédition entièrement féminine.

Suzanne Lacore, 1875 – 1975
Femme politique socialiste française ayant privilégié dans son action militante les thématiques du droit des femmes et des enfants, et de l’éducation. Après une carrière d’institutrice, elle s’engage en 1906 au sein de la SFIO (Section Française de l’Internationale Ouvière) et devient en 1936 l’une des trois premières femmes à faire partie d’un gouvernement français, à une époque où les femmes n’avaient ni le droit de voter ni d’être élues.

Aimée Marie Éléonore Lallement, 1898 – 1988
Militante socialiste et féministe, elle a également été championne du monde d’athlétisme dans les épreuves du 110 m et du lancer de javelot. Pour avoir sauvé un garçon pendant la Seconde Guerre Mondiale, elle a reçu le titre de Juste parmi les nations.

Jeanne Laurent, 1902-1989
Diplômée de l’Ecole des Chartes, Jeanne Laurent débute sa carrière en 1930 au Ministère de l’Education nationale. Elle s’engage dans la résistance aux côtés de Germaine Tillion pendant la guerre. A la Libération, cette passionnée de théâtre rejoint la direction générale des Arts et Lettres, où elle met en place une politique de décentralisation théâtrale. Elle participe à la création du Festival d’Avignon et de plusieurs centres dramatiques nationaux (Saint Etienne, Toulouse, Colmar).

Audre Lorde, 1934-1992
Audre Lorde est une écrivaine et poétesse américaine qui se définit elle même comme « poétesse, guerrière, mère, lesbienne, noire ». À travers son art, elle met en avant les subjectivités féminines noires et lesbiennes et se bat contre le racisme et les discriminations, dont elle-même a été victime. Avant sa mort, au cours d’une cérémonie de baptême africaine, Lorde prend le nom de Gamba Adisa, qui veut dire « Guerrière : Celle qui se fait comprendre ».

Marie Marvingt, 1875 – 1963
Marie Marvingt est une aventurière, sportive et héroïne française au palmarès exceptionnel. Polyglotte, alpiniste de renom et pionnière de l’aviation, elle se bat dans les tranchées pendant la Première Guerre mondiale, déguisée en homme, avant de rejoindre les chasseurs alpins comme infirmière (utilisant son avion pour évacuer les blessés ou pour effectuer des missions militaires). Elle est la femme la plus décorée de France : première championne mondial de bobsleigh, championne d’athlétisme, de boxe, d’équitation (première à faire un saut périlleux au galop), d’escrime, de golf, de gymnastique, d’haltérophilie, de natation (20 km en mer), de patinage, de polo, de ski, de sports de combat, de tennis ou encore de tir. Infatigable, elle entreprend un Nancy Paris à vélo au bel âge de 86 ans.

Violette Maurice, 1919 – 2008
Violette Maurice entre dans la Résistance à l’âge de 21 ans pour fonder le mouvement clandestin “93”. Déportée en 1943 à Ravensbrück, elle refuse de travailler pour l’ennemi et y écrit des poèmes sur la déportation. Après la guerre, elle se consacre à la Protection de l’Enfance Malheureuse, soutient l’indépendance algérienne et s’engage à la Ligue contre le Racisme et l’Antisémitisme. Elle collabore à l’Association des anciennes déportées et internées de la Résistance et témoigne dans les écoles. L’écriture et la poésie sont un fil directeur de sa vie.

Barbara McClintock, 1902 – 1992
Docteure en botanique de l’université de Cornell aux Etats-Unis où elle mène des recherches sur la cytogénétique du maïs, elle démontre à travers l’étude du maïs et de ses chromosomes des théories génétiques fondamentales. Elue à la National Academy of Sciences, elle reçoit le Prix Nobel de physiologie ou médecine en 1983 pour sa découverte des facteurs génétiques mobiles appelés transposons. Elle est la seule femme à avoir reçu individuellement un prix Nobel dans cette catégorie.

Lise Meitner, 1878 – 1968
Physicienne juive autrichienne, elle obtient un doctorat au début du siècle et commence des recherches sur la radioactivité et la physique nucléaire. En 1938, elle quitte l’Allemagne nazie et s’installe en Suède où elle découvre, avec son neveu physicien, la fission de l’uranium en 1939. Elle refuse toutefois de s’engager dans la suite du projet, la fabrication d’une bombe. Nommée trois fois pour le prix Nobel, elle ne le reçut jamais mais bénéficie tout de même de la reconnaissance de ses pairs et de nombreuses distinctions.

Louise Michel, 1830 – 1905
Institutrice, Louise Michel écrit des poèmes, des contes pour enfants, des romans sociaux et correspond avec Victor Hugo. Engagée dans les mouvements républicains socialistes et révolutionnaires anarchistes, militante passionnée, elle défend les pauvres et les esclaves et participe activement à la Commune en 1871. Arrêtée, emprisonnée pendant deux ans puis déportée en Nouvelle-Calédonie, elle défend les Kanaks. De retour à Paris, elle rejoint le mouvement anarchiste, fonde le journal “Le Libertaire” et milite pour la justice et la liberté des femmes.

Toni Morrison, 1931
Toni Morrison est romancière, professeure de littérature et éditrice. Lauréate du Prix Pulitzer en 1988 et du prix Nobel de littérature en 1993, ses romans décrivent la misère des Noirs aux États-Unis depuis le début du XXe siècle, grâce à des techniques narratives singulières, inspirées du jazz et des cultures orale et populaire.

Paulette Nardal, 1896-1985
Paulette Nardal est une femme de lettres et journaliste martiniquaise. Militante de la cause noire et féministe, elle est la première femme noire à étudier à la Sorbonne. Dans son salon littéraire se croisent des écrivains tels que Léopold Senghor ou Aimé Césaire, qui ont repris le flambeau du courant littéraire de la Négritude qu’elle avait créée. Elle est à l’origine de la formule Black is Beautiful. A son retour en Martinique après la guerre, elle crée le “Rassemblement Féminin” pour inciter les femmes martiniquaises à exercer leur nouveau droit de vote.

Micheline Ostermeyer, 1922-2001
Concertiste de renom et athlète olympique, Micheline Ostermeyer a passé sa vie à la croisée de ses deux passions. Premier prix de piano au Conservatoire de Paris à la fin de la guerre, elle est aussi la première athlète française championne olympique. Aux JO de 1948, elle remporte les titres olympiques au lancer du poids et au lancer du disque, et le bronze au saut en hauteur. Le soir même de sa victoire au lancer du poids, elle donne un concert ! Athlète complète, elle remporte treize titres de championne de France dans sept disciplines différentes. Après sa retraite sportive, elle reste concertiste jusqu’à la fin de sa vie.

Rosa Parks, 1913 – 2005
Rosa Parks, née Rosa Louise McCauley, est afro américaine, militante du mouvement des droits civiques américain dès 1943. Elle devint célèbre pour avoir refusé de céder sa place à un blanc dans un autobus en 1955 : elle fut arrêtée et inculpée pour trouble à l’ordre public. En conséquence Martin Luther King et ses amis organisèrent des manifestations non violentes et le boycott des bus de Montgoméry pendant plus d’un an en réclamant une modification de la loi de ségrégation. Le 13 novembre 1956, la Cour suprême cassa les lois ségrégationnistes dans les bus, les déclarant anticonstitutionnelles. Mais la violence resta extrême contre les noirs (incendies d’église, attentats…). Rosa Parks est devenue une figure symbole de la lutte pour les droits civiques.

Madeleine Pelletier, 1878 – 1939
Née en 1874, Madeleine Pelletier fut la première femme médecin diplômée en psychiatrie en France. De plus, elle a beaucoup écrit sur le sujet des droits de la femme. La manière dont Madeleine Pelletier s’habillait montrait également ses idées : elle avait des cheveux courts et s’habillait comme un homme, d’un chapeau melon, un costume et une canne, le tout sans en demander l’autorisation au préfet auparavant, ce qui était obligatoire à l’époque.
Inculpée pour avoir pratiqué des avortements, puis relaxée mais déclarée folle, elle est placée en asile psychiatrique, où sa santé physique et mentale se détériore. Elle meurt en 1939.

Germaine Poinsot-Chapuis, 1901-1981
Germaine Poinso-Chapuis naît à Marseille le 6 mars 1901. Elle obtient un doctorat de droit romain. Elle est avocate au barreau de Marseille en 1921. Elle adhère, par féminisme, au Parti démocrate populaire et devient membre du comité directeur. Elle est secrétaire d’une association défendant les enfants poursuivis en justice. C’est la première femme ministre de plein exercice dans l’histoire de la République, de 1947 à 1948, et la seule jusqu’à Simone Veil en 1974.

Funmilayo Ransome-Kuti, 1900 – 1978
Enseignante de formation, Ransome-Kuti fonda l’union des femmes d’Abeokuta, qui compta jusqu’à 20 000 membres. Elle fit campagne pour le vote des femmes. Elle fut membre pendant de longues années de la direction d’un parti, le “National Council of Nigeria and the Cameroons”. Elle fut la première femme nigériane à conduire une voiture.

Pauline Roland, 1805-1862
Pauline Roland est une féministe socialiste française. A son arrivée à Paris en 1832, elle commence à écrire pour les premiers journaux féministes puis collabore à la Femme nouvelle. En 1848, elle prend la direction du Club républicain des femmes. Avec Jeanne Deroin et Gustave Lefrançais, elle fonde, en 1849, l’Association des instituteurs, institutrices et professeurs socialistes qui insiste sur l’importance de l’égalité des sexes dans un programme d’éducation s’étendant sur les dix-huit premières années de la vie et des femmes restant dans le monde du travail. En 1850, Pauline Roland est au nombre des cinquante personnes arrêtées pour socialisme, féminisme et « débauche », et est emprisonnée. Ceci ne l’empêche aucunement de s’impliquer très activement dans la résistance parisienne au coup d’État de 1851 qui mène au Second Empire, ce qui lui vaut d’être condamnée à dix ans de déportation en Algérie. Elle ne doit sa libération anticipée qu’à l’intervention de George Sand et de Pierre-Jean de Béranger.

Nelly Roussel, 1878-1922
Féministe française, elle milite pour le droit des femmes à disposer de leur corps, pour l’accès à la contraception et à l’avortement et l’éducation sexuelle des filles, pour l’union libre. Pour elle, un objectif prime : dissocier la maternité de la sexualité. A travers ses écrits et ses discours, elle lutte pour modifier l’image traditionnelle des femmes.

Sophie Scholl, 1921-1943
Sophie Scholl est une résistante allemande de la Seconde Guerre mondiale et l’un des piliers du réseau La Rose blanche (Die Weiße Rose) avec son frère Hans, qui prônait la résistance passive au nazisme. Comme le reste des jeunes Allemands, Sophie Scholl est embrigadée dans les mouvements de jeunesse hitlérienne. Elle y ressent très tôt la restriction des libertés, en particulier de pensée et de religion. À partir de juin 1942, alors étudiante, elle tient des réunions et commence à imprimer et à diffuser les tracts hostiles au régime nazi et à la guerre.
Après avoir lancé des tracts dans la cour intérieure de l’université de Munich, elle est dénoncée à la Gestapo par le concierge de l’université et est arrêtée avec son frère Hans le 18 février 1943. Conduite devant le « Volksgerichtshof » (« Tribunal du peuple »), elle est condamnée à mort après un procès mené en trois heures seulement. C’est Roland Freisler lui-même, le chef du Tribunal du peuple, qui annonce la sentence pour faits de « haute trahison, propagande subversive, complicité avec l’ennemi et démoralisation des forces militaires ». Elle sera guillotinée le jour même le 22 février 1943 et cela malgré la législation allemande qui imposait un délai de 99 jours avant l’exécution d’un condamné.

Huda Sharawi, 1879-1947
Huda Sharawi est l’une des pionnières du mouvement féministe égyptien et arabe. Issue d’une famille égyptienne importante, elle est la fille de Muhammad Sultan, président de la Chambre des députés et d’une esclave circassienne. Ses premiers engagements féministe consistent à fonder un dispensaire accompagné d’une école donnant des enseignements de puériculture et d’hygiène domestique, puis la “”Société de la femme nouvelle””. Cette association avait pour but d’alphabétiser les jeunes filles pauvres, de leur enseigner l’hygiène et quelques notions générales. En 1923, elle fonde l’Union féministe égyptienne, qui avait pour but de défendre le droit des femmes, en leur permettant par exemple d’accéder plus facilement à l’Université et à la fonction publique. Elle s’engage également dans le combat nationaliste, et crée en janvier 1920 le Comité central du Wafd, dont elle est élue présidente. En 1923, alors qu’elle revient en Égypte après sa participation à un congrès international à Rome, Hoda Sharawi décide de ne pas remettre son voile et de poursuivre sa lutte politique le visage découvert. Cela lui vaut une renommée internationale.

Nina Simone, 1933 – 2003
Nina Simone est une pianiste américaine, chanteuse, compositrice et militante pour les droits civiques aux États-Unis. Elle est principalement associée à la musique jazz. Née dans une famille protestante pratiquante, la jeune femme est très attirée par la musique mais les réalités de la pauvreté et les préjugés raciaux ont raison de ses ambitions. Désirant à l’origine devenir une pianiste classique, elle a finalement joué dans des styles musicaux variés et notamment le jazz, le blues, le classique, la soul, le folk, le R&B, le gospel et la pop. Après vingt ans de scène, elle s’engage dans le mouvement de défense des droits civiques. Sa musique est très influente dans la lutte pour l’égalité des droits que mènent les Noirs à cette période aux États-Unis. Puissante, elle est une source d’inspiration pour cette génération et continue de l’être pour celles qui suivent.

La mulâtresse Solitude, 1772 – 1802
Solitude est une figure historique de la résistance des esclaves noirs en Guadeloupe. Née du viol par un colon d’une esclave, elle-même plongée dans la servitude, puis libérée par la première abolition en 1794, elle se joignit, en 1802, au commandant Delgrès et aux autres marrons, lorsque Napoléon rétablit l’esclavage. Contre les soldats du général Richepance chargé de mâter la résistance, elle combattit, les armes à la main. Retranchée avec les insurgés à Matouba, elle les vit mourir au combat. Capturée, condamnée à mort, elle bénéficia du cruel privilège réservé à l’époque aux prisonnières enceintes : on attendit que le petit esclave naisse, pour la pendre au lendemain de son accouchement.

Valentina Terechkova, 1937
Valentina Terechkova (1937) soviétique, elle fut la première femme cosmonautes en 1963, effectuera vol spatial (en solitaire) de presque trois jours – 48 orbites autour de la Terre à bord du vaisseau Vostok.

Anne-Josephe Théroigne de Méricourt, 1862-1917
Anne-Josèphe Théroigne de Méricourt, de son vrai nom Anne-Josèphe Terwagne, est une femme politique française, personnalité de la Révolution. Elle s’implique dans la Révolution française dès le 11 mai 1789 et participe à la prise de la Bastille. Elle prend alors le nom d’Anne-Josèphe Théroigne de Méricourt. Le 5 octobre 1789, portant sabre et pistolet, elle est à la tête du cortège qui va à Versailles pour ramener le « boulanger, la boulangère et le petit mitron ». Elle aurait été le modèle d’Eugène Delacroix pour son tableau La Liberté guidant le peuple.

Marguerite Thibert, 1886-1982
Marguerite Thibert, née Marguerite Javouhey, est une militante syndicaliste française. Elle occupe de hautes fonctions internationales au sein du Bureau international du travail.

Germaine Tillion, 1907 – 2008
Germaine Tillon est une ethnologue française, cheffe de réseau de la résistance. Elle fut arrêté en 1942, déportée, elle put échapper à la mort. En 1954 elle créa des centres sociaux en Algérie et s’engagea contre la torture et pour l’émancipation des femmes.

Flora Tristan, 1803-1944
Flora Tristan est une femme politique socialiste féministe, femme de lettres pour la condition ouvrière et contre les violences faites aux femmes.

Rose Valland, 1898 – 1980
Rosa Antonia Valland, dite Rose Valland, est une historienne d’art, résistante et capitaine de l’armée française. Pendant et après la Seconde Guerre mondiale, elle a participé au sauvetage et à la récupération de presque 45 000 œuvres d’art volées par les nazis.

Séverine, 1855-1929
Séverine, ne Caroline Rémy, est une écrivaine et journaliste libertaire et féministe française. Elle fut la première femme « patron » d’un grand quotidien, le Cri du Peuple qu’elle dirige à la suite de Jules Vallès et jusqu’en 1888. Séverine s’engage dans la lutte pour le droit de vote des femmes. En 1910, elle dénonce la prescription de la loi électorale qui interdit aux femmes l’entrée du Parlement. En juillet 1914, elle organise une manifestation qui rassemble 2 400 personnes en faveur du vote des femmes. Un cortège, le premier du genre, défile des Tuileries à la statue de Condorcet. La guerre arrête momentanément le mouvement. Elle continue à écrire pour de nombreux journaux dans lesquels elle défend la cause de l’émancipation des femmes et dénonce les injustices sociales. Elle s’engage aussi dans l’affaire Dreyfus aux côtés des dreyfusards et notamment de Mécislas Golberg. Très généreuse, elle organise de nombreuses souscriptions. Elle soutient certaines causes anarchistes, prend la défense de Germaine Berton et, à la fin de sa vie, s’associe aux efforts entrepris en vain pour sauver Sacco et Vanzetti en 1927.

Sappho, VII av JC

Sappho est une poétesse grecque de l’Antiquité qui a vécu à Mytilène sur l’île de Lesbos. Elle serait née vers 630 av. J.‑C. à Mytilène ou Eresós et morte vers 580 av. J.‑C. Elle a été contemporaine du poète Alcée, lui aussi originaire de Lesbos. Très célèbre durant l’Antiquité, son œuvre poétique ne subsiste plus qu’à l’état de fragments.

Hypathie, 370 ap JC
Hypathie est une mathématicienne et une philosophe alexandrine. Elle a dirigé l’école néoplatonicienne d’Alexandrie. Née entre 355 et 370 selon les sources, elle meurt assassinée par des chrétiens en 415, étant alors démembrée et brûlée.